• Après la crise,l'Outre-mer vit des lendemains difficiles.

     

     

     

     

               Six mois après la crise sociale qui a secoué les DOM, le scepticisme y domine. Et, à l'approche des futures décisions gouvernementales, le climat reste tendu.


               C'était il y a six mois: dans la foulée du mouvement de protestation contre les prix du carburant en Guyane, la Guadeloupe s'engageait dans une grève générale qui paralysait l'archipel pendant quarante-quatre jours.Un syndicaliste,Jacques Bino, trouvait la mort lors d'une nuit d'émeutes. La Martinique puis la Réunion emboîtaient le pas, avant que des séances de négociation marathons aboutissent à une série d'accords sur une augmentation des bas salaires et une baisse des prix des produits de première nécessité dans les quatre départements d'outre-mer. Sous le choc, la métropole semblait découvrir la situation difficile des DOM et Nicolas Sarkozy annonçait la tenue d'états généraux.


               Un semestre plus tard, certaines lignes ont bougé: les prix des denrées de base ont effectivement baissé : - de 13,5% en Guyane, en particulier ceux de l'essence, temporairement bloqués par l'Etat. Mais Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, a annoncé début septembre aux Antilles que la nouvelle grille des prix pourrait entraîner une hausse de 6 centimes sur le carburant. Partout l'on craint que la future augmentation ne remette le feu aux poudres. Quant aux fameux 200 euros de hausse de salaire, le dispositif ne se met que lentement en place. "On sent encore la tension sociale, reconnaît Marie-Luce Penchard. Mais la population a pris conscience que les réponses ne pouvaient être immédiates."


               Côté patronat, le discours est toujours aussi alarmiste. "Les plus fragiles ne survivront pas au cataclysme", annonce Patrick Lecurieux-Durival, patron du Medef Martinique. Au tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre, on estime qu'un tiers des liquidations judiciaires prononcées depuis le mois de mars sont liées à la crise du début d'année.


               Plusieurs sondages montrent que les habitants restent dubitatifs quant aux effets des mobilisations. A la Réunion, 69% des personnes interrogées en mai jugeaient les résultats "décevants". "Aux mêmes maux, les mêmes remèdes", a martelé le LKP lors de sa rentrée politique, la semaine dernière. Autrement dit, de nouveaux mouvements sont possibles, même si, dans les quatre DOM, la population, un brin découragée, semble peu encline à remettre le couvert.


               Il n'y a guère que Richard Samuel, le préfet coordonnateur des états généraux, à afficher son optimisme. "La phase locale a été très suivie. Après la crise, la population avait besoin de ce moment de réflexion. Le bilan est extrêmement positif." "J'ai remarqué dans les propositions une demande forte d'une plus grande présence de l'Etat, souligne Marie-Luce Penchard. Nous en tiendrons compte lors du conseil interministériel de l'Outre-mer, fin octobre." Le gouvernement devra y faire preuve de doigté.



  • Commentaires

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    JP
    Dimanche 13 Septembre 2009 à 21:50
    tu sais Couli je pense que tout cela finira mal, ?orce que les gouvernements se foutent royalement des citoyens ca va claquer, ils sont aller dans les iles pour se montrer mais en voulant repousser les problemes on ne fait que les accentuer, le retour de manivelle viendra , ils auront int?t ?ssumer!!
    bonne semaine Couli des houses!
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    SoAz Koukoutic
    Lundi 14 Septembre 2009 à 09:24
    Des DOM TOM, on y pense pour le soleil ou les vacances, pour le reste "ils" n'ont qu'?e d?rder ! C'est la triste r?it?e la France aujourd'hui. Le peuple ne se r?lte pas encore assez ...
    A force de nous opprimer, de nous essorer nous allons ?e tous gris et aller au charbon et l?ttention ?risque de faire vraiment mal !
    Bonne journ?Couli.
    La Bigoud?

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