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    Le tour de la Martinique des yoles rondes est l'évènement sportif le plus important de l'année à la Martinique.Cette 28ème édition se déroulera du 29 juillet au 05 Août.
     
     
    Les étapes du Tour seront les suivantes :
     
     
    * Dimanche 29 juillet: Prologue - Le Robert
    * Lundi 30 juillet: Robert - Trinité
    * Mardi 31 juillet: Trinité - St Pierre
    * Mercredi 1 aout: St Pierre - Fort de France
    * Jeudi 2 aout: Fort de France - Diamant
    * Vendredi 3 aout: Diamant - Sainte Anne
    * Samedi 4 aout: Sainte Anne - Le Vauclin
    * Dimanche 5 aout: Le Vauclin - le Robert
     
     
    Un événement sportif à suivre en direct sur www.la1ere.fr

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    C'est pour la 27ème édition du Tour des Yoles Rondes,qui aura lieu du 31 juillet au 7 août 2011. Cette manifestation sportive est un temps fort de l'été en Martinique.


    Cette compétition nautique est la plus importante de l’année en Martinique, la population locale vit au rythme de la course, il est même possible d’accompagner les Yoles sur l'eau dans des bateaux suiveurs. La course est très médiatisée et attire chaque année de plus en plus de visiteurs, elle est l’occasion de nombreuses animations dans les communes ou sur les plages investies par le public.

    Je vous rapelle que l'ensemble de la compétition est visible sur la chaîne France O.

     

    ETAPES DE LA COMPETITION

     

    Dimanche 31 Juillet : prologue au Robert

    Lundi 1er Août : Robert / Trinité

    Mardi 2 Août : Trinité / Prêcheur

    Mercredi 3 Août : Prêcheur / Fort-de-France

    Jeudi 4 Août : Fort-de-France / Anses d'Arlet

    Vendredi 5 Août : Anses d'Arlet / Sainte-Anne

    Samedi 6 Août : Sainte-Anne / François

    Dimanche 7 Août : François / Robert

     

     

    LES YOLES ENGAGEES


    La Dernier Jugement-Dr Roots/ Zapetti. Patron : Joseph Mas

    L'Arme Fatale - Rosette/Orange. Patron : Jacques Amalir

    Chabin'An - Joseph-Cottrell/Leader Mat. Patron : Guy-Albert Romer

    Matébis-SMEM Tiboug Energie/Body Minute. Patron : Steeve Tareau

    La Rose - MACSF. Patron : Jean-Charles Melchior Robert

    Le Phénomène - M. Bricolage. Patron : Joanny Lagin

    Bwa Viré - Caisse d'Epargne/Monétik Alizé. Patron : Philippe Daquin

    Koraï 2 - UFR/Chanflor. Patron : Félix Mérine

    Martinique - Tania Chaussures. Patron : Olivier Mérine Marin

    Aprant II - Fiser/Sodeva Bridgestone. Patron : Guy Sylvère

    Madinina. Patron : Thierry Alerte A 381 -

    Brasserie Lorraine/ Snack Elizé. Patron : Johan Jacqua Vauclin

    Zizi Tata. Patron : Franck Tami

    Le Saint-esprit - Diet Discount/ Orfèvre du Bois/Julian's. Patron : Raphaël Kimper Ducos

    La Reine des Anges - Mare Gaillard. Patron : Ted Rascar Sainte-Anne

    Cap 110 - Datex/Mirsa. Patron : Albert Emerancienne Fort-de-France

    La Foyalaise - Tremplin's/Ville de Fort-de-France. Patron : Eloi Ursulet Trinité

    Lanm'Karaval. Patron : Philippe Attely

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                       Je vous propose de découvrir, aujourd'hui, l'histoire du madras.Le tissu madras tiens son nom d’un institut musulman arabe, plus connu sous le nom médersa, qui en arabe signifie madrasa.C’est dans cet institut que fut créé le tissu Madras.La ville où était situé l’institut pris le nom de Madras, ville au sud de l’Inde, peuplée de plus de quatre millions de personnes.C’est la capitale de l’état du Tamil Nadu.

                      Un nouveau nom a été donné à la ville de madras.Dans les années 90, cette ville a été rebaptisée CHENNAI par le gouvernement. A l’époque, vers 1639, année où fut créée la ville de Madraspattinam par les colons anglais, pour y implanter un avant-poste de la British East India Company, cette petite ville constituait un tout petit village de pécheurs, qui avait l’honneur d’être situé sur la deuxième plus longue plage du monde : Marina Beach, ainsi appelée par les colonisateur anglais.

                     Les anglais y construisirent un fort, le Fort Saint Georges qui sert aujourd’hui de siège administratif de l’état.

                     Le tissus madras est en Guadeloupe depuis plus de 160 ans maintenant. Apporté par les indiens venus d’Inde, remplacé par les esclaves qui recouvrèrent leur liberté en 1848. Vous pouvez admirer toujours en Guadeloupe et dans son archipel, les Saintes, Marie Galante, Saint Martin et Saint Barthélémi (saint barth pour les intimes de cette île magnifique) ainsi qu’en Martinique, des personnes porter des vêtements en Madras. Les enfants, surtout, les petites filles sont magnifiques dans leur Madras avec de belles dentelles blanches.

     


                     A l’arrivée à l’aéroport, vous aurez peut-être la chance d’être accueilli par des femmes vêtus de tenues madras, vous servant le pot de bienvenue, un punch planteur, accompagné d'une musique antillaise.

                     Pour trouver des articles en madras, vous pouvez découvrir sur certains sites en ligne (la boutique des Antilles sur www.boutique-antilles.com ou sur www.tissus-price.com), toute une panoplie de produits tels que des serviettes de plages, des boîtes à bijoux, des dessous-de-plats, des portes-monnaies, des sets de tables et plein d’autres belles choses encore.

     

     

     

     


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                      Si la grande majorité des équipes engagées est 100% masculine, quelques yoles sont allées à l’encontre de la superstition qui a longtemps écarté les femmes des bateaux. A l’image de Tiboug Energie ou encore de Mutuelle Mare Gaillard.


                      Pendant des siècles, les femmes et les bateaux ne faisaient pas bon ménage. Elles avaient la réputation de porter malheur en mer. Aujourd’hui, on dit que cette superstition aurait été créée de toute pièce afin d’éviter des querelles entre les marins frustrés pendant de longs mois en mer. Ce qui est sûr, c’est qu’elle a eu la vie dure et les femmes ont dû s’armer de patience pour l’enrailler.


                       En Martinique, la yole ronde, sport, à l’origine, de marins-pêcheurs, a attendu les années 70 pour laisser monter des femmes à bord. C’est l’emblématique patron Charles Exilie qui en 1972 a fait le premier pas en embarquant trois femmes. Cette première ne fût pas particulièrement appréciée par les yoleurs, d’autant plus qu’elle se solda par un cuisant échec. Il offrit une nouvelle chance à une aide barreuse douze ans plus tard et ce fût un succès. En 1988, Désiré Lamon frappa, à son tour, un grand coup en faisant de sa fille Maryse, la première équipière à effectuer le Tour de la Martinique des yoles rondes.

     

     

     

     

                       Nombreuses en bébé yoles ainsi que dans la filière scolaire, les femmes ne sont qu’une quinzaine sur un total de 526 participants à la 25ème édition du Tour. Autant dire une goutte d’eau ! La yole franciscaine Tiboug Energie de Patrick Rivot fait donc figure d’exception avec huit femmes dans son effectif. Une mixité que la yole, elle-même, revendique avec son nom : Fem’ & Hom’ à la barre. Si la force physique n’est évidemment pas la qualité première des "yoleuses", Tania Marcellus Jean-Alexisplus lestes et plus tactiques que leurs homologues masculins". Des avantages non négligeables. Reste qu’en cas de grosse mer, les hommes, plus lourds, sont généralement préférés aux femmes afin de préserver l’équilibre de l’embarcation.


                         "On me considère comme un garçon. Je me suis engagée et, même si je suis une femme, je dois être à la hauteur", explique Audrey Voltier de Mutuelle Mare Gaillard. Leur place, les femmes qui pratiquent la yole ronde l’assument à fond, portant comme les hommes les bois dressés et occupant les mêmes postes qu’eux. "C’est un sport collectif. Il suffit de trouver la bonne place pour chacun. Et à bord d’une yole, il y a de la place pour tout le monde", se plaît à rappeler Alain Dédé, le président de la Société des yoles rondes. Et de conclure : "La yole est féminine". Alors avis aux amatrices.

     


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                      Elle était présentée comme "l’étape de la mort", celle de tous les dangers. Mais la régate entre le Robert et le Prêcheur a été transformée en une simple étape de liaison, donc sans conséquence sur le classement général, en raison des mauvaises conditions météorologiques.


                        Le public l’attendait, les coursiers la redoutait. Mais la météo n’a pas permis aux yoles de s’affronter sur cette deuxième étape du Tour qui reliait le Robert au Prêcheur et faisait basculer les concurrents de l’Atlantique à la mer des Caraïbes. Les dix-huit embarcations prenaient malgré tout le départ à 8h30 du front de mer du Robert. Mais les consignes étaient claires. "Pas de compétition et priorité à la sécurité", avait déclaré Alain Dédé, le président de la Société des yoles rondes, avant le coup d’envoi. Un vent fort et des creux de trois mètres accueillaient en effet les yoleurs dès l’îlet Chancel. Des yoleurs qui avaient logiquement fait le choix de petites voiles pour limiter la vitesse et donc les risques.


                       Malgré cette précaution, les avaries se multipliaient, à commencer par les Franciscains de Tiboug Energie qui cassaient rapidement leur mât. La pointe de la Caravelle et le canal de la Dominique, les deux principales difficultés de la journée, faisaient dans la foulée de nombreuses victimes, comme la chevronnée UFR-SIAPOC qui coulait. La plupart des embarcations étaient donc acheminées par la route jusqu’à l’Anse Céron dans le but de régater jusqu’à la ligne d’arrivée, sur la plage du bourg du Prêcheur. En vain, car une seule d’entre elles allait au bout de l’étape : Joseph Cottrell-Optika de Guy Albert Romer, vainqueur la veille de l’étape entre le Vauclin et le Robert.


                       Si cet exploit en solitaire faisait à coup sûr du bien au moral, il n’était récompensé par aucun point pour le classement général. La compétition reprendra ses droits dès mercredi. Les dix-huit yoles partiront du Prêcheur en vu de rejoindre Schoelcher. Une troisième étape sans grande difficulté qui devrait se courir sur une mer relativement calme et sous un ciel nuageux. Les coursiers devront toutefois rester vigilants en raison d’un vent très changeant. Espérons seulement que la nuit leur aura permis de reprendre des forces après cette deuxième étape éprouvante, aussi bien pour les hommes que pour le matériel.

     

                       Une étape qui a été malheureusement émaillée par des incidents sur la plage, plusieurs rixes entre jeunes bandes rivales se sont déclenchées à proximité de l'église du Prêcheur et qui ont entâché le bon esprit festif de cette belle manifestation sportive!

     

                      A ne pas râter en direct,les étapes du Tour de la Martinique des yoles rondes,du 26 juillet au 2 août 2009, de 16H00 à 20H00, sur France Ô! 

     


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    Pour la première sortie de cette 25 ème édition du Tour de Martinique des yoles rondes, c'est la yole Rosette-Orange qui remporte le prologue au Vauclin. Elle est suivie d' UFR-SIAPOC, Joseph Cottel-Optika, Mirsa Dr Roots et d'Only Ortrange Sotranor.

    Plusieurs  yoles ont eu quelques déboires : Fiser a coulé des le départ , After Beach Café-Faby's Nails a également coulé.
    SNACK ELIZEE MATILLON sérieusement endommagée. Deux coursiers ont été blessés à cause d'un bateau suiveur.
    Tania Chaussures, Voolpy.info - L'ilot Fleuri ont coulé, Brasserie Lorraine (poulie cassée) , G.F.A Caraïbes - Digicel ( la régionale a eu l'écoute supérieure endommagée) Monétik Alizés ont abandonné.


    Un vent soutenu et régulier, une mer agréable à naviguer, une foule immense, des véhicules garés tout autour du bourg du Vauclin, des embouteillages dès 7 heures ce matin ; le prologue a tenu toute ses promesses de fête, de plaisir, de spectacle.

    A terre la foule est dense. Sous un soleil de plomb, des filles dénudées déambulent exhibant leurs piercings de visage et de nombril aux nez de garçons avachis sur le trottoir, dans des coins d’ombre, déjà imbibés de tafia à 9 heures. Les vacanciers, reconnaissables à leur teint un peu pale, leur parlé pointu et, disons le, leur façon de s’extasier sur rien, montrent ainsi leur joie d’être au pays.

    La sono du podium déchire les oreilles des badauds. Sur la mer, après le défilé des équipages, Rosette/Orange a fait la course en tête dès le départ.  Ako Amalir a un moment été sous la presson de Athon Mas notamment lors de la descente en demi-ronde vers la bouée du bourg où Mirsa/Dr Roots va littéralement avaler UFR/Siapoc alors second pour venir chatouiller Rosette/Orange.

    La dernière bouée va être difficile pour Mirsa/Dr Roots toujours second qui, en cédant la priorité à une yole montante, va permettre à ses deux poursuivants UFR/Siapoc et Joseph Cottrell/Optika de virer avant lui. Une descente d’enfer vers l’arrivée, le taille-mer orné de superbe moustache, n’y suffira pas.

    Rosette/Orange gagne le prologue entamant ainsi le Tour 2009 avec une victoire, comme elle avait terminé celui de l’an dernier.  

    Cinq yoles ont coulé. Trois autres ont abandonné dont  Brasserie Lorraine, qui, semble-t-il, n'avait pas intégré le bon tracé. Le Tour 2009 est lancé.

    Pour Jean-Hughes, Thierry et Henrich équipiers sur Mirsa/Dr Roots : « On a géré, tranquille. C’est demain que la course commence, c’est demain le grand combat ».

     

     


    Ne rater pas les courses quotidiennes du 26 juillet au 2 août 2009 sur France Ô de 16H00 à 20h00!Ca vaut le détour!



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                               Ce lundi 27 juillet 2009 a eu lieu la première étape du Tour de la Martinique des Yoles rondes édition 2009.Au programme de cette étape, un parcours entre les communes du VAUCLIN et du ROBERT, qui a consacré la lutte acharnée entre les yoles franciscaines et robertines,comme à l'accoutumée et qui s'est finalement terminée par la victoire de la yole franciscaine "Joseph Cottrell-Optika"...



              * LE PARCOURS  VAUCLIN - ROBERT



            Départ : (10h heure de Martinique / 16h heure de Paris), plage du bourg du Vauclin

    • La caye de la Pointe du Vauclin à laisser à bâbord.
    • Passage obligatoire entre les îlets Pelé et Anonyme et les îlets Thierry et Oscar.
    • Passage obligatoire entre la latérale rouge de la Caye BRIGANTINE et la latérale verte de la Caye RONDE.
    • Bouée n°1 : à la pointe Couchée à laisser à bâbord.
    • La bouée latérale rouge de la Caye BRIGANTINE à laisser à bâbord.
    • La bouée latérale verte de la Petite Caye à laisser à tribord
    • Passage obligatoire entre l’îlet Madame et l’îlet BOISSEAU
    • Bouée n°3 : à l’usine du robert à laisser à tribord.
    • Bouée n °4 : caye LISON MARIE MAGDELEINE à laisser à tribord

     


           * CLASSEMENT DES 15 YOLES ARRIVEES AU ROBERT 


    1. Joseph Cottrell Optika 02H08m28s
    2. UFR Siapoc 02H08m45s
    3. Mirsa Docteur Roots à 02H09m30s
    4. Rosette-Orange à 02H09m49s
    5. Brasserie Lorraine à 02H11m34s
    6. G.F.A Caraïbes-DIGICEL à 02H12m05s
    7. Only-Ortange Sotranor à 02H15m09s
    8. Mutuelle Mare-Gaillard à 02H16m46s
    9. Snack Elizee Matillon à 02H17m34s
    10. Fiser à 02H19m10s
    11. Monétik Alizés à 02H19m26s
    12. Mr Bricolage-PMU à 02H21m34s
    13. Poulet Bo Kaï-Mat Bois-SGT Télésurveillance à 02H24m06s
    14. Tiboug Energie 02H35m41s
    15. Tania chaussures

     

     


            Demain, une 2 ème étape à rebondissements certainement, avec un parcours chaotique entre le ROBERT et la commune du Prêcheur.

     

            Je vous rappelle le rendez-vous quotidien sur France Ô, du 26 juillet au 2 août 2009, de 16H00 à 20H00.A ne pas rater!

     


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    Un jour des vacances de l'année 1985, une dizaine de yoles rondes s' élançait de la plage de Sainte-Anne pour le premier Tour officiel de la Martinique.


    25 ANS, déjà, et que de changements ! Le public de connaisseurs de l'époque s'est élargi. Les supporters des communes du sud atlantique ne sont plus les seuls à suivre quotidiennement et encourager les équipages. Toute la Martinique suit l'évolution de ces embarcations uniques.
    Le rendez-vous annuel des yoles rondes avec la Martinique a évolué au gré des évolutions techniques. Fini le coton des voiles, place aux matériaux composites. Place à des prototypes légers, rapides et quasiment indestructibles. Le bois demeure. Mais assemblé différemment et bien protégé, il est devenu aussi léger que le vent "nordé" qui s'engouffre dans les voiles.



    25 ANS, depuis la victoire de Désiré Lamon. La tradition - le mot d'ordre de la préservation de la yole ronde - est devenue un paravent, plus protecteur de la forme que de la réalité de l'environnement de la yole. Fini le temps du règne des seuls marins pécheurs. Plus nombreux aujourd'hui sont les sportifs à prendre appui sur les bwas dressés que les enrôlés.
    Aujourd'hui, le Monde est en crise. La Yole ronde n'est pas épargnée. Les sponsors révisent le montant de leur engagement. La crise de Février, le plus long conflit social notre histoire, a laissé des traces mêmes sous les "semelles" des yoles.



    25 ANS, c'est aussi l'âge de raison. L'âge de la responsabilité. L'avenir d'un rendez-vous aussi populaire et mobilisateur, autant festif que sportif, ne dépend plus de la seule volonté d'une équipe dirigeante, énergique et volontaire. Au moment où la Martinique va s'engager dans un débat politique majeur, capital pour son avenir, nul ne doit faire l'économie d'une approche responsable et sereine sur la yole ronde. Il y a des choix à faire.

    25 ANS, après son lancement, le tour de la Martinique ne passera le cap du demi-siècle qu'avec une voilure gonflée par la force du souffle collectif des Martiniquais.

     



                                           Hommage à ce grand événement sportif antillais!


          A voir sur France Ô, tous les jours de 16H00 à 20H00, du 26 juillet au 02 Août 2009!

     


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                La 28 ème édition du tour cycliste international de la Martinique 2009 est plus longue que la précédente...D'un kilomètre sept cents, soit au total 1007,7 kilomètres, plus exactement.Le départ reste toujours à Rivière-Salée, cette année, avec une innovation, puisque la première étape arrivera dans cette même commune de Rivière-Salée, au terme de 125 kilomètres, qui peuvent éliminer des coureurs.

                  Le François et le Diamant font paris des villes étapes cette année.L'étape du mardi sera très attendu avec le passage par le Nord Caraïbe, avant d'arriver à Macouba.

                 La succession du Martiniquais Willy ROSEAU sera ouverte, puisque ce dernier ne disputera pas l'épreuve.La Guadeloupe de Carène, Ruffine et Téplier font figures de favoris.Mais, il faudra compter avec les sélections de NANTES, le JAPON, le DANEMARK et sourtout la VENDEE-U, dirigée par un certain Hervé Arcade.

                  Pour sa première participation en tant que directeur sportif, le martiniquais, vainqueur du Tour en 2004, voudra certainement briller.Je trouve néanmoins dommage que les dirigeants du cycliste ne se soient pas davantage mobilisés pour garder un si grand cycliste martiniquais dans les sphères cyclistes locales.
    LES ETAPES DU TOUR 2009



     

     

    Samedi 04 Juillet
    Etape 1 : RIVIERE-SALEE ->RIVIERE-SALEE
    Dimanche 05 Juillet
    Etape 2-1 : RIVIERE-SALEE -> FORT-DE-FRANCE
    Etape 2-2 : FORT-DE-FRANCE -> FORT-DE-FRANCE
    Lundi 06 Juillet
    Etape 3 : FORT-DE-FRANCE -> FRANCOIS
    Mardi 07 Juillet
    Etape 4 : FRANCOIS -> MACOUBA
    Mercredi 08 Juillet
    Etape 5 : MACOUBA -> DIAMANT
    Jeudi 09 Juillet
    Etape 6 : DIAMANT -> SAINTE-MARIE
    Vendredi 10 Juillet
    Etape 7 : SAINTE-MARIE -> SAINT-ESPRIT
    Samedi 11 Juillet
    Etape 8-1 : SAINT-ESPRIT -> RIVIERE-PILOTE
    Etape 8-2 : RIVIERE-PILOTE -> RIVIERE-PILOTE
    Dimanche 12 Juillet
    Etape 9 : RIVIERE-PILOTE -> LAMENTIN

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  •             Cette année, les fêtes du 22 Mai, célébrant l'abolition de l'esclavage, le 22 Mai 1848, sont consacrées à une femme d'exception, d'une forte personnalité, engagée dans la bataille de l'amélioration des conditions de vie de son peuple et par conséquent, pour l'abolition de l'esclavage.Plusieurs expositions lui sont consacrées, notamment à Ravine TOUZA, dans la commune de SCHOELCHER, en Martinique.

     

               LUMINA SOPHIE dite SURPRISE naît le 5 novembre 1848, juste après l’abolition de l’esclavage, en Martinique au Vauclin à l’habitation LA BROUE. Elle est enregistrée à l’état civil sous le nom de MARIE PHILOMENE SOPHIE, fille de Marie Sophie dite ZULMA. Peu après le patronyme donné à sa mère et à elle-même sera celui de Roptus.

     

               La petite enfance de Surprise, se déroule à l’habitation LA BROUE, où se met en place la nouvelle vie des nouveaux libres à partir du second semestre de l’année 1848, avec les contrats d’association qui laisse en jouissance aux travailleurs les cases et un petit lopin de terre.

     

               La famille de la petite fille est majoritairement composée de femmes et sa grand mère, Reine SOPHIE veille à la gestion du « jaden boy Kay » où s’activent sa mère et ses tantes pendant que les hommes dans le « jaden nèg » se donnent à la culture des gros légumes de caféiers, cacaoyers et de bananiers. A la mort de sa grand-mère, la famille se disperse, et c’est la rupture avec la famille élargie. Surprise à 6 ans Zulma sa mère se retrouve à la tête d’une famille monoparentale qu’elle installe sur l’habitation Champfleury entre VAUCLIN et RIVIERE PILOTE. Zulma a plusieurs cordes à son arc, elle est couturière, cultivatrice, marchande mais aussi journalière sur les habitations voisines. Surprise, apprend la couture, accompagne sa mère au marché, et lors des récoltes de la canne à sucre et du café. Elle fait ainsi l’apprentissage des conditions de vie des ouvriers et des paysans.

     

               Au début de l’année 1870, Surprise a 21 ans, résistante, et dotée d’une forte personnalité. C’est une jeune femme autonome qui a gardé le contact avec le « pays sucrier » où elle est journalière par moments, vendeuse sur les marchés du hameau de Josseaud et du bourg de Rivière Pilote. Elle fréquente les artisans du bourg, cultivatrice et couturière rurale elle partage l’amertume des paysans des mornes. Son concubinage avec Emile SIDNEY, issu d ’une famille de libres de couleur d’avant l’abolition de l’esclavage, contribue à lui donner un regard averti sur le quotidien des populations rurales, imposées inéquitablement, méprisées et écartées de l’instruction.

     

              En 1870, Léopold LUBIN , un noir du Marin , membre d’une famille d’entrepreneur de travaux publics est lourdement condamné dans une affaire l’opposant à Augier de MAINTENON , jeune européen , commissaire de marine et chef de service au bourg du Marin. Un mouvement de solidarité active à laquelle s’associe LUMINA se développe. A cette affaire s’ajoute l’affaire CODE. CODE est un Béké, propriétaire de l’habitation LA MAUNY, auteur d’un drapeau blanc hissé en nostalgie des temps esclavagistes, membre du jury d’assises dans l’affaire LUBIN qu’il se vante publiquement d’avoir fait condamner. Les habitants des campagnes sont en colère contre les provocations de CODE et de l’injustice faite à LUBIN. LUMINA, est solidaire du mécontentement populaire. En septembre 1870, sur la place du marché de Rivière Pilote, on la retrouve avec les autres manifestants, hurlant la libération de LUBIN. Le 22 septembre la population du Sud de la Martinique et notamment celle de Rivière Pilote se soulève.

     

            LUMINA fait partie des insurgés. Elle est enceinte de deux mois. Elle participe à la marche vers la MAUNY avec l’ «armée» de TELGA. L’insurrection est rapidement vaincue et LUMINA est arrêtée le 26 septembre 1870 à Régale sur l’Habitation Eugène LACAILLE, et sera incarcérée au FORT DESAIX.

     

            Plusieurs chefs d’accusation sont retenus contre elle. Son premier procès se tiendra du 17 mars au 17 avril, on la présente comme une femme qui cherche à dominer les hommes. Le gouverneur de l’époque l’identifie comme la « flamme de la révolte », les témoins à charge parle de la « reine de la compagnie, la plus féroce, la plus terrible des chefs de bande, la maniaque de l’incendie.. ». Malgré sa présence, dans les événements de RIVIERE PILOTE, on ne retient pas contre elle l’accusation de complot, ni le commandement de troupes armées. Elle est relaxée le 17 avril de ce chef d’accusation mais d’autres charges pèsent sur elle.

     

            Le 28 avril 1871 elle accouche, à la prison centrale de FORT de FRANCE, d’un garçon que l’administration pénitentiaire nomme Théodore LUMINA. L’enfant est immédiatement séparé de sa mère.

     

            Le 2ème procès de LUMINA se déroulera du 22 mai au 8 juin 1871. Elle sera punie, pour révolte contre l’aristocratie des planteurs, pour blasphème, pour avoir menacé les hommes et pour vouloir les dominer, pour avoir mis le feu à 3 habitations.

     

            Le 8 juin 1871 LUMINA est condamnée aux travaux forcés à perpétuité pour incendie et participation active à l’insurrection.

     

            LUMINA SOPHIE arrive au bagne de SAINT LAURENT DU MARONI, en GUYANE le 22 décembre 1871. Théodore meurt à 14 mois, à la prison de FORT de FRANCE, le 10 juillet 1872.

     

            Elle est contrainte d’épouser 7 ans après, le 4 Aout 1877, Marie Léon Joseph FELIX un bagnard, un paysan originaire du nord de la France. Elle meurt d’épuisement, de maladie et de mauvais traitements, le 15 décembre 1877 à SAINT LAURENT DU MARONI. Elle est alors âgée de 31 ans.

     


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  • Je vous propose de découvrir un plasticien, céramiste martiniquais, doté d'un grand talent, reconnu mondialement, en la personne de Victor ANICET.Voici son parcours :



    Le 8 décembre 2006, en Martinique, les vitraux de la Cathédrale de Saint-Pierre étaient inaugurés. Une réalisation de Victor Anicet en collaboration avec l'Atelier Simon Marq de Reims. Retour sur le parcours d'un artiste, dont les œuvres, et la vie, sont fortement influencées par l'histoire amérindienne.



    Né au Marigot, une commune nord atlantique de la Martinique, en 1938, Victor Anicet perd son père alors qu'il est encore un tout jeune enfant. C'est à cette époque, recueilli par François de Reynal, béké, gérant de l'habitation du Haumont, qu'il fait la connaissance du Père Pinchot, l'initiateur des recherches archéologiques en Martinique.

    A ses côtés, il découvrira le monde insoumis des amérindiens en l'aidant à nettoyer des fragments de poterie ensevelis dans la terre rouge du quartier de l'Adoration : « j'ai découvert avec émerveillement que bien avant l'arrivée des blancs puis des noirs, une autre civilisation avait existé dans notre île ». Ce jour-là naît en lui la vocation d'être potier et céramiste. Le jeune Victor n'a alors pas plus de huit ans.

    Quelques années plus tard, l'artiste en herbe se tourne vers une scolarité aux Arts Appliqués de Fort-de-France, avant de s'installer à Paris où il poursuit ses études à l'Ecole des Métiers d'Art (section céramique). Il en ressortira major de sa promotion en 1961. Parallèlement, l'étudiant continue sa quête de connaissance et de vérité sur le rôle des amérindiens en effectuant des recherches au Musée de l'Homme : « Les amérindiens se sont battus pour garder leurs îles, leur liberté et refuser l'asservissement imposé par l'envahisseur. Ils nous ont laissé dans les entrailles de la terre et les mots de tous les jours, les traces de leur culture » dira-t-il.











    Après avoir obtenu une attestation de Physique Chimie appliquée à la céramique, aux Arts et Métiers de Paris (cours Lafuma), il effectue divers stages, d'abord en France, avec des potiers comme Mohy et Lerat, puis en Angleterre avec Leach Reeve ou Anssen et enfin, en Allemagne.

    En 1967, Victor Anicet retourne en Martinique et, après une tentative avortée de monter un atelier de céramique, trouve un poste d'enseignant en arts plastiques au Lycée Schœlcher.
    Professeur peu conventionnel mais non moins passionné, il dira à ses élèves : « Je ne suis pas là pour vous apprendre à dessiner », affirmation qui lui vaut la protestation de bon nombre de parents et sa quasi exclusion de l'établissement. Mais sa vision à lui, c'est avant tout de sensibiliser, donner les outils aux jeunes pour qu'ils puissent se réapproprier leur histoire : « A mon avis, le rôle de l'artiste, est d'aider le peuple à se regarder dans son propre miroir afin de lui permettre de se retrouver, de rompre les liens culturels imposés par l'autre, d'acquérir sa pleine liberté, et créer un sursaut, une cohésion chez notre peuple métissé ». Retiré dans la campagne du Gros-Morne, c'est en ce sens qu'il réalise sa première exposition en 1970 : L'Histoire de la Martinique, en noir et blanc sur support bois, retrace l'histoire des amérindiens et de l'esclavage. Anicet le passeur invoque le nègre marron, peint des nègres courage, des nègres rebelles, des nègres mahogany.


     Edouard Glissant lui proposera alors d'exposer à Fort-de-France. L'exposition connaît un vif succès même si certains lui reproche de ne pas être assez contemporain. Mais à vrai dire, Anicet s'en moque. Il ne crée pas pour plaire aux autres, ni pour être exposé dans les galeries. Témoigner, restituer un passé pour mieux aller de l'avant, voilà ce qui anime avant tout cet artiste, le reste est secondaire. « La marque d'Anicet, c'est précisément qu'il a choisi de nous faire naître dans la connaissance de l'origine de notre monde caribéen.


     Il montre les commencements, il montre l'ancrage, il ressuscite ou restitue les images immémoriales, il veut ce retour au fondement, l'ancrage de son œuvre, il la veut dans la chair de notre monde caribéen » dit de lui André Pierre Louis, poète et ex-directeur de l'Office municipal de la culture du Marin.

    Homme passionné, ouvert au dialogue et aux critiques, Victor Anicet crée en 1984 le groupe Fwomajé, groupe de recherche sur l'esthétique caribéenne avec d'autres artistes plasticiens. Parmi eux, René Lise et Ernest Breleur. Pendant plus de 12 ans, le groupe va se réunir régulièrement.

    Ce n'est que le premier tracé. Anicet retraverse les strates. Il ramène les hommes bleus du pays amérindien et sa céramique et sa peinture disent au Pays Martinique : « Nous sommes des amérindiens. La nasse que tu jettes est amérindienne, le lisser des tiges d'amarante pour ton panier caraïbe est amérindien, le balata que tu nommes est amérindien. Nous sommes tous des amérindiens. »

    Dans l'atelier de céramique qu'il parvient, enfin, à monter en 1991, les adornos envahissent ses tableaux, traversent les signes africains posés dans le tray hindou.
    Mais Anicet, le potier, va au-delà de la simple quête esthétique et donne aux objets une fonction utilitaire « afin de faire émerger un artisanat martiniquais » : « Les signes peuvent être rechargés de nos propres espérances, de notre propre tragique » et c'est ce qui confère au travail de l'artiste, cette touche si particulière.






    Il y a quelques temps, la DRAC Martinique lui confiait la réalisation des vitraux de la Cathédrale de Saint-Pierre, un défi qui a nécessité plusieurs mois de recherches et de maturation et dont « l'inspiration salvatrice », vient de la route de la Trace qu'il a sillonné deux semaines durant. Aujourd'hui, des « filtres colorés, créateurs d'ambiance » et « distillateur d'intemporalité » ornent les vitraux de la cathédrale et pour Victor Anicet, c'est un rêve qui se réalise.

    Artiste reconnu, il a exposé dans de nombreuses îles de la Caraïbe (Guadeloupe, Tobago, Cuba, Sainte-Lucie...) ainsi qu'au Canada, en Guyane, aux Etats-Unis et en Égypte.
    Actuellement, il joue les experts, un terme qu'il n'apprécie guère, auprès d'un groupe de jeunes plasticiens cubains dans la réalisation d'une fresque de 30m de long.




     

     

     

     

     

     


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                                Pâques : une grande fête chrétienne aux Antilles, qui se célèbre d'abord à l'église.Après la Messe, place aux festivités! Elles sont caractérisées par les sorties en famille, au bord de la mer et les très bons plats!

     
       
                              Si l'on doit citer deux bons plats, ce serait sans aucun doute, le matoutou ou matété de crabes et le crabe farci, que l'on déguste sur la plage, accompagnés de riz, de haricots rouges ou encore de dombrés !
     
     
                                                                   
     
           
                                                                                                                                                  
                           Je vais vous parler de la tradition de Pâques aux Antilles et plus particulièrement à la Martinique.
     
                Autrefois, le samedi saint dit le samedi "Gloria", au réveil des cloches, une foule de gens se jetait à l'eau et chacun arrosait sa maison, afin d'avoir de la chance le reste de l'année.
     
     
                Le lundi de Pâques est la journée de réjouissance par excellence.On se rend à la plage en famille, ou à la rivière pour se baigner, jouer de la musique, s'amuser et déguster punchs, salades de concombres, accras, tomates et oeufs durs, chiquetailles de morue, féroces et surtout le matoutou de crabes (voir la recette dans ma rubriques "cocktails et plats typiques des îles".
     
     
     
     
                                                     
     
     
     
               
                 A cette occasion, RFO organise comme chaque année, sur une des plages de l'île choisie préalablement, le concours du crabe d'or, avec podium et animations diverses.
     
     
                Ce concours rassemble le gratin des meilleurs cuisiniers et cuisinières de l'île, en ce qui concerne la préparation du matoutou de crabes.
     
                Dans l'optique de ce concours, le jury composé de professionnels de la dégustation "les veinards", élisent la meilleure recette de matoutou de crabes et surtout le ou la gagnante se voit décerner le crabe d'or de l'année , à savoir une belle broche en or, représentant un crabe bien sûr!          
     
                        
     
                         Cette facette de la tradition de Pâques en Martinique me permet, par la même occasion de souhaiter sincèrement à tous les internautes, en particulier certains internautes qui me sont chers ( ils et elles se reconnaîtront) :
     
     
     
     
     
     
                           Une Bonne Fête de Pâques !   
     
     
     
     
     
     
                    Profitez-bien de ces bons moments en famille et n'oubliez pas que la Vie ne vaut d'être vécu sans Amour !
     
     
     
     
     
     
                        Et comme disait mon père,à cette période,lorsque j'étais plus jeune,une expression créole,que j'adore et qui résume en fait,la tradition pascale aux Antilles : "Lindi,nou kaï bôd lanmè" (lundi,on va à la plage) !!! 

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                                                 Je vous propose de découvrir ce soir,une compétion sportive unique au monde,à savoir le Tour de la Martinique des Yoles rondes,qui en est à sa 23ème édition cette année.

     

                                 Les yoles rondes sont des embarcations endémiques de la Martinique.A l'origine,les pêcheurs martiniquais utilisaient le gommier(sorte de pirogue creusée dans un tronc de gommier).Mais à force d'exploitation,les gommiers ont disparu de l'île et il a fallu trouver une autre solution.

     

                                  La yole martiniquaise est le fruit de l'imagination d'un charpentier franciscain (de la commune du François),qui s'inspira du gommier.Les yoles rondes martiniquaises existent donc depuis les années 40.Elles sont fabriquées exclusivement en bois massif et mesurent au maximum 10.5 mètres.  

      

                                                
     
     
                                       
                                Cette année le Tour qui en était à sa 23ème édition s'est déroulé en 7 étapes du 29 juillet au 5 août,faisant le tour de l'île.La manifestation sportive est un des temps forts de l'été en Martinique.Tous les martiniquais suivent la course.Il est même possible de suivre la course dans des bâteaux suiveurs et également en direct sur le net.
     
         

     

     

                             Le terme de yole,vient du norvégien "jol" (canot).Dès 1713 dans le language français,il désigne une embarcation étroite,effilée,légère et très rapide,de faible tirant d'eau,généralement mue par plusieurs rameurs et surtout utilisée dans les compétitions.Aux Antilles,la yole dotée de voiles,a d'abord été utilisée,notamment sur la côte Est de la Martinique,par les pêcheurs,en remplacement du gommier.

     

                                                        

     

     

                            De construction plus complexe que le gommier (élaboré à partir d'un simple tronc d'arbre évidé),la yole ronde a donné très tôt naissance à des compétitions sportives,qui d'abord,limitées à quelques bourgs et ne mettant en lice que quelques pêcheurs professionnels lors des fêtes patronales,sont devenues depuis quelques années,l'affaire de toutes les communes côtières martiniquaises.

     

                   Les courses de yoles,promues en quelque sorte "sport national",mettent aux prises des sportifs quasi professionnels regroupés en équipes sponsorisées par des communes ou des marques commerciales.La compétition la plus importante,le tour de l'île,suscitant l'intérêt d'un large public sensibilisé à la voile par les courses régulières toute l'année,est l'un des attraits touristiques de l'île.

     

                                                  
             Chabine et Maeva sur le Malécon
              lors de la dernière étape du Tour 2007
     

     

     

                   Cet engouement n'a pas manqué d'influer sur la conception des yoles elles-mêmes.Construites désormais avec les bois les plus résistants et les plus précieux (angélique,teck ou grignon de Guyane pour le fond et le bordé,poirier du pays pour les membrures),dotée d'une ou deux voiles (pour la misaine ou misaine et grande voile),elles font l'objet comme les navires des compétiteurs transatlantiques,de constantes améliorations technologiques,qui jointes aux qualités physiques et au savoir-faire des équipages,leur permettent des performances surprenantes.D'où les noms parfois pittoresques qui leur sont donnés (boeing,cyclone,ariane,électron,tornade,etc...).

     

                 La première édition du Tour de la Martinique des yoles rondes a eu lieu en 1985 sous l'impulsion de Monsieur Georges Brival.A cette époque,8 équipages déployaient leurs voiles et leur savoir-faire sur un parcours de 110 miles nautiques.La commune de l'extrême sude de l'île,à savoir Sainte-Anne,était au coeur de l'événement.

     

     

     

    Quelques noms de yoles rondes qui ont marqué le Tour depuis sa création :

     

     

    * Sisal Martinique (équipage du Robert,patron Frantz Ferjule,vainqueur en 91)

    * Martinique Chanflor (équipage du Robert,patron Frantz Ferjule,en 88)

    *  Rosette (équipage du François,patron Charles Exilie en 92,Georges-Henry Lagier,à partir de 96,vainqueur en 92,94,96,97,99,00,04,05)

    * Ho-Hio-Hen (équipage du François,patron Joseph Mas dit Aton Mas,en 93,95,98)

    * Bugdet (équipage du Robert,patron Félix Mérine,vainqueur en 90)

    * Monoprix (équipage de Saint-Anne,patron Désiré Lamon,vainqueur en 85)

    * UFR Géant,ma yole préférée! (équipage du Robert,patron Félix Mérine,vainqueur en 01,02,03,06,07)


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                       En cette période du mois de Janvier,le carnaval bat son plein en Martinique,ultimes préparatifs autant qu'ils soient,avant la grande parade à Fort de France,qui démarre du week-end qui précède les jours gras,jusqu'au mercredi des cendres :     

                       

     

                        Dans tous les pays où le carnaval occupe une place indiscutable, les activités peuvent être encadrées ou gérées par les pouvoirs publics, mais ce sont les comités et associations qui en Martinique font l'essentiel.Les antilles françaises ou département français d'amérique, ont un carnaval dans lequel se complètent la spontanéité, le défoulement propre à cette fête et des activités nécessitant de l'organisation telles que la réalisation de chars, l'organisation d'élections de reines, les prestations des groupes costumés et des orchestres de rue.


                      Comme à la Guyane et en Guadeloupe, les manifestations sont déclenchées dès janvier plus ou moins tôt selon le département et se poursuivent de week-end en week-end jusqu'aux mardi gras et au mercredi des cendres qui sont la période culminante de cet évènement. Quelques activités sont encore programmées à la mi-carême.

     

                       L'énergie créatrice se libère durant le carnaval.On veut faire du beau,utiliser la rue comme un théâtre géant,quelquefois le mauvais goût apparaît mais vite oublié par les splendeurs et les couleurs des costumes et déguisements.

     

                      Traditionnellement,évoquant spontanéïté,improvisation de la participation populaire des martiniquais à leur carnaval,la fête du peuple,on parle du "rad kabann",les vêtements qui autrefois servaient de paillasse et que l'on sortait pour s'amuser durant les jours gras.

     

                          Aujourd'hui la fantaisie vestimentaire,dans son humour ou sa provocation,s'exprimer avec des moyens plus modernes au gré des modes et des tendances,utilisant le vêtement sportif ou la tenue décontractée,jusqu'au vêtement de plage pour se singulariser dans la foule en liesse.Mais les couleurs dominantes des jours gras se retrouvent au moins le mardi gras (le rouge) et le mercredi des Cendres (le noir et le blanc),pour l'enterrement de sa majesté Vaval!

                                       

                                          Pour rester dans la note traditionnelle et exprimer l'inversion comme aspect universel du carnaval,la coutume de l'homme travesti en femme,reste forte et prend plusieurs formes : de la provocation parfois proche de la pornographie,à l'esthétisme réussi y compris en matière de costume féminin.Le carnavalier martiniquais se distingue à sa manière.

     

     

                                      L' organisation du carnaval progresse
         L 'exemple des orchestres de rue: la recherche d'un encadrement de qualité

     

     

                               Choix d’un répertoire,planification de réunions pour l’administration et la gestion. Recherche de contrats. Programmation de manifestation sur six mois, voire un an ou plus. Création d’un répertoire. Séances de répétitions pendant de long mois. Trouver des chorégraphies. Parfois enregistrement d’un disque. Conception et réalisation de costumes . Financement des tenues et du matériel de musique. Recherche d’argent pour les déplacements hors Martinique. Participation à des parades et quelquefois des podiums. Etre à l’heure. Respecter les circuits. Etre bien en rang, aussi bien danseuses que musiciens. Respecter le répertoire. S’occuper de la sécurité des participants, car quand le groupe a démarré, personne ne peut y entrer, les uniformes permettent immédiatement de déceler l’intrus. 
     
     

                                Ainsi, les orchestres de rues de la Martinique, comme d’ailleurs toute fanfare, orchestre ambulant, banda, batucada, etc…sont des modèles d’organisation, associations gérées comme des petites armées, ou des grandes familles. Ils font honneur à l’esprit d’entreprise, car ils savent trouver de l’argent, des sponsors, des subventions et monnayer leurs services.

     


                              Leurs membres sont parfaitement encadrés dans un système où rien n’est laissé au hasard.Les orchestres de rue martiniquais, déclarés et existant formellement depuis environ une vingtaine d’années, sont rassemblés au sein d’un collectif capable d’impressionner voire d'influencer des hommes politiques et l’administration. Compte tenu de la logique d’animation choisie par les communes, ils sont d'ailleurs devenus incontournables dans les programmes d’animation.

     

     


                          Ils ont créé un style qui a les faveurs de nombreux spectateurs qui durant le défilé des orchestres peut entendre des rythmes soutenus, et arrangés d'un groupe à l'autre dans le même esprit, mis à part les riffs de cuivres chez quelques ensembles et quelquefois un son de konn lambi.


     

                       Ils font mentir par la réalité de leur fonctionnement organisé, avec des participants bien canalisés, ceux qui pensent que le carnaval martiniquais est seulement « spontané », commandé par l’improvisation, indiscipliné, dans lequel on chante n’importe quoi, et s’habille n’importe comment.

     


                         L’ évolution de nos groupes leur a permis d'abandonner les pratiques des percussions traditionnelles dont les peaux naturelles des tambours étaient jouées à mains nues, pour les puissantes frappes de baguettes adaptées aux instruments modernes: caisses claires, tom basse, et autres fûts manufacturés de batteries et fanfares qui remplacent peu à peu les récipients en plastique faisant usage de grosse caisse.

     


                      Cette forme d'harmonisation des pratiques se vérifie dans les parades où les groupes défilent en rang serrés avec leurs danseuses exécutant des chorégraphies aujourd'hui bien identifiées et reconnaissables. Elle se confirme par le respect de la présentation collective (costumes, coiffes).

     

     


                          Compte tenu de la prédominance des orchestres de rue, l'amateur martiniquais, autant que le visiteur découvrant notre carnaval, recueille probablement une impression d'ensemble favorable, devant ce carnaval bien organisé : plus de rigueur, une meilleure organisation, du spectacle ordonné et bien propre.

     

     

     

            Vous pouvez écouter actuellement,en fond sonore sur le site,la chanson de carnaval du groupe "Les 12 salopards",avec le titre "Mégamix"...Groupe qui fait sensation durant cette période en Martinique!

     

     

     

                                              Bon carnaval à tous!


     

     


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                               Noël aux Antilles c'est la fête pendant plusieurs jours.Nos parents nous racontaient qu'autrefois,dès la fin du mois de Novembre,on commençait à faire macérer dans du rhum,les peaux d'oranges conservées et mises à sécher pour le shrub.Puis,on préparait le sirop de groseilles et l'anis.

     

     

                                               
     
     
     

     

     

                               Tout au long de l'année,on avait bien nourri le cochon qui,dans son parc était bien dodu.On prévoyait déjà les personnes qui devraient donner un coup de main pour le jour qui lui serait fatidique.C'est lui qui donnerait le boudin créole,la viande pour les petits pâtés et le ragoût bien épicé,sans oublier le jambon fumé.

     

     

     

                            Les festivités démarraient dès le 1er jour de l'Avent par un "chanté nwèl" qui égayait chaque soir les maisons jusqu'au 25 décembre.On se regroupait chez monsieur ou madame intel,pour chanter les cantiques et cela jusqu'au milieu de la nuit.Tambours,ti-bois,sillac,cha-cha,harmonica,violon accompagnaient le tout,sur des rythmes de biguine,de mazurka ou de valse.La nuit s'écoulait joyeusement.

     

     

     

                                               
     
     
     

     

     

                                   La maîtresse de maison ne manquait pas alors de régaler l'assistance de bons petits plats arrosés de rhum ou de shrub.Et le lendemain soir,on recommençait chez la voisine d'à-côté.

     

     

     

     

                                               
     
     
     

     

     

                                La nuit de noël commençait obligatoirement par la traditionnelle messe de minuit,car Noël est avant tout une fête chrétienne.Ensuite,place à la fête et le "chanté nwèl" reprenait vigueur!Toute la nuit,on allait chanter et festoyer gaiement de maison en maison et ce,jusqu'au petit matin.Pendant plusieurs jours,on faisait la bombance,en dégustant les nombreux plats qui caractérisent le noël antillais :

     

     

     

           

     

                                                                                       

     

        

     

     

     

     

                       *  Le jambon fumé

                   *  Les pâtés

                   *  Le boudin créole

                   *  Le ragoût de porc

                   *  Les pois de bois ou pois d'Angole

                   *  Les ignames,le riz blanc

                   *  Les gâteaux

                   *  Les mandarines  

     

     

     

                              On arrosait toutes ces bonnes choses avec du rhum ,des punchs à base de sirop de groseilles,de l'anisette ou du shrub.

     

     

     

                              Dans les familles modestes,le Père Noël ne passait pas.Les enfants se contentaient d'une sucrerie ou d'un simple ballon de baudruche qu'ils recevaient le plus souvent pour les étrennes du Nouvel An.

     

     

                             Tout au long de ce mois,je vous proposerais un bon nombres de plats et de cocktails typiques de cette période de noël aux Antilles!

     


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                                Pour faire face en même temps à la hausse soudaine du coût du travail,provoquée par l'abolition de l'esclavage et à la vive concurrence du sucre de betterave,qui les oblige à être plus compétitifs,les planteurs de canne de Martinique,comme ceux des autres colonies de plantation,décident de faire appel à une nouvelle vague d'immigration.

                                  Pour éviter les critiques acerbes des anglais et afin que le public ne s'enflamme,Napoléon III,met définitivement fin à ce commerce depuis l'Afrique et se tourne vers les Indes.

                                  Le choix des colons se porte sur les indiens,en provenance des Indes anglaises et françaises.La France étant marginalement présente en Inde,à travers son comptoir de Pondichéry,il faut l'autorisation de l'Angleterre,pour organiser la migration.

                                  Une immigration très réglementée,censée garantir les droits et les avantages des coulis,se met en place.Souvent recrutés dans les provinces rurales de l'Inde,les engagés sont conduits vers les vastes entrepôts des ports de commerce.Là,ils attendent leur départ à destination de l'océan indien,l'île Maurice,le Pacifique ou les Antilles.

                                  Les conditions de vie à bord des navires sont convenables,avec des contrôles des autorités anglaises et françaises,du fait de la durée des voyages (2 mois aux Antilles).Protégé durant son voyage,le couli est aussi pris en charge à son arrivée par son nouveau patron.Le contrat impose à ce dernier de fournir à son employé,un logement,des vêtements,de la nourriture et un salaire.Un commissaire veille au respect de ses règles.Les conditions de travail sont difficiles,mais dans l'ensemble,les conditions de vie sont supportables.Les planteurs martiniquais remplissent leurs obligations.Leur capacité de travail est largement appréciée par leurs patrons.Cependant,malgré de nombreux contrôles,l'importation d'indiens donne lieu à des excès de toute nature (engagement forcé,kidnapping,refus de payer le rapatriement en Inde).Cette immigration indienne se heurte à l'hostilité des noirs affranchis,de part leurs arrivées massives (plus de 25000 à la Martinique) et provoque une forte concurrence sur la marché du travail.

                             Appréciés de leurs patrons,les coulis sont rejetés par les anciens esclaves.En 1884,ces derniers obtiennent l'arrêt définitive des convois en provenance des Indes.Pendant des années,les tensions resteront vives entre les deux communautés noire et indiennes,cantonnant les seconds,aux durs travaux agricoles.L'intégration des coulis se fera très progressivement,avec en 1920,l'obtention du statut de citoyen français,puis une trentaine d'années plus tard,le mélange dans la population d'affranchis,par des mariages,l'accès au commerce et aux affaires,puis aux postes d'encadrement.

     


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                                La petite mangouste d'Inde (Herpestes edwardsi) est l'espèce la plus courante de mangouste.Ce petit mammifère carnivore mesure entre 23 et 65 cm de long et sa coloration,est dans les tons gris ou bruns.Il est doté d'un museau pointu,d'une longue queue et de courtes pattes.Les mangoustes vivent de 7 à 12 ans,dans la nature,mais en captivité,elles peuvent dépasser 20 ans.Elles ont entre 1 et 4 petits par portée.Elles se nourrissent de rongeurs et n'hésitent pas à attaquer les serpents les plus dangereux,contre le venin,desquels,elles ne sont pas immunisées,en évitant adroitement leurs morsures.

     

                       La mangouste,carnassier fut importée à la Martinique,afin de détruire le trigonocéphale,serpent venimeux présentant un réel danger,pour les travailleurs de la canne à sucre.
                       Concernant ses techniques de combat,le pire cauchemar et prédateur du serpent,hormis l'homme,se fait une spécialité de tourner autour du serpent,de lui distribuer quelques coups de dents,par-ci,par-là,de l'attaquer pour finir,par derrière et de lui asséner un coup de mâchoire fatal,au niveau de la nuque.Le cobra,par exemple,n'est pas un foudre de rapidité et de précision,à l'instar de la mangouste qui ne se fait qu'exceptionnellement mordre,et est en partie,immunisée contre le venin du reptile.
                      Tout comme les combats de coq,des combats entre mangouste et serpent,sont organisés.
                 
                       Aujourd'hui,la mangouste,considérée comme un véritable fléau, fait beaucoup de dégâts parmi les populations de lézards,iguanes,couleuvres et jusque dans les poulaillers,ou pire, dans les populations d'oiseaux nichant au sol,ce qui laisse présumer d' une catastrophe écologique.

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                        Un cyclone est une perturbation à circulation tourbillonnaire des régions tropicales,généralement d'une intensité assez forte.C'est un terme courant à usage général et on lui préfère dans les régions antillaises,les pays du continent américain,les termes de dépression tropicale,tempête tropicale ou ouragan,qui font références à l'intensité des vents maximums générés.On considère en réalité le vent le plus fort,en valeur soutenue durant une minute.C'est ce qu'on appelle,le vent maximum soutenu (M.S.W en anglais).
     
                 * Si ce vent soutenu ne dépasse pas 63 KM/H,on parle de dépression tropicale.Elle est numérotée en début de saison.Les vents étant faibles,les risques seront induits essentiellement par des fortes pluies.
                 * Si les vents soutenus les plus forts sont compris entre 63 et 117 KM/H,on parle de tempête tropicale.On lui attribue un prénom.Si les pluies sont toujours à craindre,les vents commencent à faire des dégâts,notamment dans la végétation fragile,telle que les bananeraies et avec eux,la mer devient dangereuse à son passage.
                  * Si le cyclone est encore plus développé,les vents peuvent dépasser ce seuil de 117KM/H.C'est alors ce qu'on appelle depuis 1986,dans les Antilles françaises,un ouragan.Pour distinguer ce phénomène,on a déterminé plusieurs catégories selon la force des vents maximums générés par l'ouragan.
     
    ******** La classification des ouragans est celle de Saffir-Simpson,qui comporte 5 catégories :
     
                  * Classe 1 : vents maximums compris entre 118 et 153 KM/H
                  * Classe 2 : vents maximums compris entre 154 et 177 KM/H
                  * Classe 3 : vents maximums compris entre 178 et 209 KM/H
                  * Classe 4 : vents maximums compris entre 210 et 249 KM/H
                  * Classe 5 : vents maximums dépassant les 249 KM/H,les super-cyclones.
     
    ******** Facteurs météo nécessaires à la formation d'un ouragan :
     
                  * La température de l'océan doit être au moins de 26.5°C
                  * La présence d'une dépression tropicale
                  * La présence de rigoureux cumulus ou cumulonimbus
                  * L'absence ou peu de variation de la vitesse du vent avec l'altitude
                   * Une quantité suffisante d'humidité dans la troposphère
                   * Les latitudes doivent se situer entre 5 et 8 degrés.
     
           Et plus météorologiquement parlant,il faut la convergence dans les bas niveaux au-dessus de l'océan et la divergence dans les hauts niveaux.        
       
          Dans l'hémisphère Nord,l'été c'est entre Juin et Septembre,mais on peut voir des cyclones de Juin à Novembre.En ce qui concerne le bassin océanique de l'Atlantique et des mers adjacentes,la saison cyclonique dite "hivernage" bat son plein entre début Juillet et fin Octobre.La prédominance des trajectoires de ces phénomènes se fait entre l'Afrique (Açores) et les Antilles,dans un courant ouest ou nord-ouest.  
     
    ******** La formation des cyclones est la suivante :
                  Le soleil de plomb frappe l'océan jour après jour et l'air devient ainsi très chaud.Cet air chaud et humide (d'au moins 26°C) s'élève au-dessus de la mer et ,au fur et à mesure qu'il est forcé de prendre de l'altitude,il est remplacé à la base par de l'air plus frais qui souffle,en formant une spirale vers le centre de la dépression.Cet air,en devenant instable,provoque la formation de nuages.Le coeur de l'ouragan est formé d'une grande quantité de cumulonimbus et de nimbostratus.Plus il y a de d'humidité et plus il y a de la chaleur,plus il y a d'orages et plus la zone devient perturbée.Des courants d'air ascendants et descendants se promènent et la perturbation forme une colonne,dans laquelle,il y a beaucoup de brassage.Sous la colonne,la masse d'eau chaude continue de chauffer l'air et de le rendre instable.
                  Dès qu'il touche la terre ferme,ou qu'il se déplace sur des eaux plus froides,l'ouragan est coupé de sa source de chaleur et d'humidité (les eaux de la mer) et c'est à ce moment,que son stade de dissipation débute. 
     
    ******** Les précipitations ne sont pas réparties uniformément autour de l'ouragan.Elles s'organisent en bandes,sous forme de spirales.
     
    ******** Concernant les vents,leur vitesse augmente au fur et à mesure que l'on se rapproche de la tempête.Ils tournent dans le sens contraire des aiguilles d'une montre et se dirigent vers le centre.
     
    ******** La durée de vie d'un ouragan est d'une semaine à 9 jours,selon la trajectoire qu'il a employé.
     
    ******** La fréquence des ouragans est d'environ 7 par an dans l'Atlantique nord.
     
    ******** Selon son intensité,le diamètre d'un ouragan varie entre 500 et 1000 KM.
     
    ******** La vitesse moyenne d'un ouragan est d'environ 20 à 25 KM/H.La vitesse augmente au fur et à mesure que le phénomène s'éloigne des eaux tropicales et se dirige vers le nord.
     
    ******** L'oeil qui est le centre de l'ouragan est calme,le temps y est parfois sans nuage ou ensoleillé.Les vents y sont d'environ 30 KM/H.Le diamètre moyen de l'oeil est de 30 KM.Autour de l'oeil,tourbillonnent la pluie et les vents violents.C'est l'endroit où la pression est la plus basse. 
     
                                                         
     
     
         Sources : www.meteo.fr
                         www.tempete.ifrance.com
                         www.futura-sciences.com

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           Village de pêcheurs     

     

      

              Pêcheurs rangeant leur matériel de pêche

     

     

               Casier sur un gommier

     

                       

                Pêcheur  rentrant son casier plein de langoustes
     
     
              
               Pêcheurs et villageois en train de "tirer la senne"  sur la plage
     
     
           
              Pêcheurs en train de remonter le filet de la senne afin de les ranger dans la yole
     
     
     
                Pêcheur en train de poser fièrement devant son gommier
     
     
                
                Pêcheur en attente avec sa canne à pêche
     
     
     
                                   Les différentes techniques de pêche
     
     
        Plusieurs types de pêche existent en MARTINIQUE :
     
      * La pêche à la Nasse est très pratiquée,elle remonte au temps des indiens Caraïbes.Les pêcheurs immergent entre 10 et 40 mètres de profondeur,de grands casiers,aujourd'hui grillagés,dont l'armature est en bois de ti-baume.A l'intérieur,ils disposent pour appâts des bouts de poissons ou de la pulpe de coco.La méthode est efficace,vivaneaux,sardes,capitaines,langoustes...se laissent prendre au piège.
     
      * La pêche à la Senne,technique de pêche collective,implique la participation de presque tous les habitants du village.Des gommiers disposent un long filet de plusieurs centaines de mètres,en arc de cercle,sur un fond sableux près du rivage.Une fois le piège mis en place,les poissons et autre animal aquatique,viennent s'encastrer dans le filet.Il ne reste plus aux villageois que de tirer le filet sur la plage,afin de récupérer les prises.
     
      * La pêche à Miquelon,c'est l'expression qu'utilisent les pêcheurs locaux pour désigner la pêche au large.C'est là qu'ils attrapent avec une ligne de traîne,des thons,des espadons,des dorades ou des thazards.
     
     
                                   Autres techniques de pêche
     
       * La pêche côtière est pratiquée sur des bâteaux de 9 à 11 mètres,elle se caractérise par des sorties en mer de 4 jours,au Nord de la Guadeloupe,les Grenadines ou le Vénézuela.
     
       * La chasse sous-marine,plus rarement pratiquée,par des plongeurs faisant usage de fusil ou de harpon pour capturer leur proie.
     
       * La pêche au gros,dite la pêche sportive,qui se solde par des tournois en mer,emportant une vive ambiance populaire.
     
     
     
        Sources photographiques : www.photoway.com
     
        Sources : www.zananas.com
     
        Quelques sites intéressants à découvrir : www.gilbertcaraïbes.com
                                                                           www.martinique-studio.com
        Site sur la plongée sous marine : www.plongee-martinique.com

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                             Aujourd'hui,je mets un point d'honneur à vous présenter Monsieur Bertin NIVOR,artiste plasticien martiniquais de renommée,du groupe Fwomajé,qui est un courant artistique formé au début des années 1980,par divers artistes plasticiens très connus.

                                  Si je mets ce point d'honneur à vous présenter Monsieur Bertin Nivor,c'est qu'il a d'une part,été mon professeur d'arts plastiques,il y a 2O ans,au Collège des Terres-Sainvilles à Fort de France et d'autre part,il a su inculquer aux élèves qui s'intéressaient à l'art plastique,la recherche de l'esthétique et de la mémoire caribéenne,il nous expliquait qu'au cours du temps,les hommes ont exprimé leurs pensées dans la matière,des pensées universelles émises dans un langage commun à tous les hommes,celui des signes,d'où la réalisation de ses oeuvres.
     
     
     
                 Présentation du groupe Fwomajé  :
     
     
                                En 1980,des artistes martiniquais,au nombre de 5, se réunissent pour créer le groupe Fwomajé (du nom de l'arbre aux racines particulièrement solides et profondes),qui se veut le représentant du carrefour des cultures européennes,caribéenne,africaine,asiatique...Durant les années qui suivent,on assiste à l'explosion dans le domaine des arts plastiques,les expositions se multiplient,des associations voient le jour. 
     
     
                 Les oeuvres de Bertin NIVOR    :
     
     
     
     
             

            Pié koko nèg marwon

     

     

     

             

             La Grande Assemblée

     

     

                      Présentation de Bertin NIVOR  :

     

                                 Bertin NIVOR est né en 1946 au LORRAIN (Martinique),où il vit et travaille.Après des études à PARIS,il est devenu professeur certifié à l'Institut Régional d'Art Visuel de la Martinique.Il est l'un des membres fondateurs du groupe Fwomajé,tout comme Victor Anicet.

     

        Bertin NIVOR et sa quête des civilisations :

                                  Le groupe Fwomajé axe sa recherche sur l'esthétique et la mémoire caribéenne,Bertin NIVOR s'attache à comprendre comment les hommes,par certaines signes,apposent l'empreinte de leur pensée dans le grand mouvement du temps.

                                                                                       

                                                   

         Source :  art-nature-project.ouvaton.org

         Source photographique :  www.cesaire.org  (module 7)


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