• Des problèmes d'insécurité à régler en Martinique

     

     

     

                            

     

    Les problèmes d'insécurité en Martinique sont à relativiser puisque, contrairement aux idées reçues, la délinquance globale est moins importante qu'en métropole ; le taux de criminalité est de 54 crimes et délits pour 1000 habitants pour l'ensemble du département et de 89 pour Fort-de-France. Néanmoins,en 2007,cette délinquance se caractérise par la proportion plus importante de faits graves tels que les atteintes aux personnes. Essentiellement urbaine, cette délinquance frappe d'autant plus les esprits qu'elle est relativement récente, ce qui explique le fort sentiment d'insécurité .

     

    Une hausse de la criminalité et de la violence des jeunes

    Sans atteindre le niveau constaté en Guyane et en restant inférieure au niveau de la Guadeloupe, la criminalité a connu en Martinique une hausse sensible en 2000 et 2001 mais le mouvement à la baisse, engagé en 2002, s'est poursuivi tout au long de l'année 2007 de façon notable (- 8,9 % de faits constatés). Cette baisse est nettement plus forte que celle enregistrée sur l'ensemble du territoire français (- 3,4%). La baisse de la délinquance a moins concerné les grandes zones urbaines et notamment l'agglomération foyalaise. Les faits constatés en Martinique chutent alors même que les infractions enregistrées sur initiative des forces de police et de gendarmerie ont fortement progressé : + 20,9 % pour les seules infractions sur les stupéfiants (ce qui représente 300 faits). La baisse est particulièrement marquée pour les infractions de voie publique (- 15,4 % entre 2002 et 2003).

    Concernant les personnes mises en cause, la part des mineurs s'est accrue: 464 en 2000 contre 909 en 2003, soit 13 % du total des personnes mises en cause, ce qui confirme un effet de rattrapage par rapport au taux métropolitain d'implication des mineurs impliqués qui s'établit à environ à 20%.

     

    Des facteurs spécifiques du développement de la criminalité

    Les causes de la violence des jeunes paraissent relever à la fois de la diffusion accrue de drogues particulièrement dangereuses (crack notamment) parmi des jeunes sans repères familiaux ou sociaux, de la multiplication des petits commerces ouverts tard en soirée et des implantations touristiques, cibles faciles pour les braqueurs faute d'une prise en compte suffisante par les professionnels des impératifs de sécurité et de pouvoir mobiliser les forces de police et de gendarmerie en nombre suffisant.


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