• France ZOBDA, une grande actrice martiniquaise

     

     
     
     
                           Née en Martinique où elle a vécu jusqu’à l’âge de 17 ans, France Zobda est une femme engagée.
     Elle découvre tardivement le théâtre qui lui ouvre ensuite des perspectives au cinéma. Enfant déjà, elle adorait imiter les gestes lents de son père, artiste-peintre. "Je mimais, et reprenais les choses sous forme de dialogues ou de monologues", confie-t-elle.



                   Artistes de père en fille


     

     

                    Une Antillaise à Paris 


                  A Orléans, où elle est inscrite au département anglais, c’est surtout autre chose qui la tenaille :"Les gens étaient très froids. Impossible de communiquer intuitivement avec les personnes. Comme Antillaise, j’étais aussi différente."

    Ayant remarqué cet état de fait, elle aura du mal à aller à la rencontre des autres. Ce qui ne l’empêche pas de se battre pour trouver ses repères.

     

                   Premier rôle au cinéma


              Ses études achevées, avec un doctorat en anglais et un Dut en gestion et administration des entreprises, France Zobda se lance dans la vie active comme interprète et traductrice. Mais elle a envie de faire autre chose.

    Le déclic qui va changer sa vie vient alors qu’elle travaillait pour une société de production de films, comme comptable et chargée de marketing. Maîtrisant l’anglais, elle se voit proposer son premier rôle majeur dans un film de John Guillermin, Sheena, reine de la jungle.

     

                     Premier succès


                  La suite, on la connaît : France Zobda éblouit par ses yeux ! Elle est belle. Elle se révèle au grand public lorsqu’elle incarne dans Les Caprices d’un fleuve de Bernard Giraudeau le rôle d’une fascinante femme métisse, dont le héros principal est éperdument épris et qui évolue dans une singulière atmosphère envoûtante et mystérieuse.
    A l’image de ce personnage plein de charme, France Zobda déploie son talent.

     

                  Sur les planches


                  Aujourd’hui France Zobda consacre l’essentiel de son temps au cinéma et au théâtre : " La comptabilité m’ennuyait. J’ai découvert que ma vie n’était pas faite pour cet espace ", confie-t-elle avec bonheur.
       "J’ai besoin de rencontrer des gens, de discuter, de parler des problèmes de nous autres issus des Antilles et des peuples jadis colonisés, qui n’avons toujours pas l’écoute qu’il nous faut. Et ça, il m’était difficile de l’exprimer en restant derrière un ordinateur, statique."

     France Zobda a joué dans près d’une quarantaine de films, dont Adieu foulards de Christian Lara, Sauve toi, Lola de Michel Drach, Que la mort nous sépare de Philippe Gallardy, Tel père tel fils de Bernard Dumont, et dernièrement dans SOS 18,sur France 3,où elle incarne une femme médecin sapeur pompier.

                                                            

    Le théâtre ne lui est pas inconnu non plus. C’est ainsi qu’on a pu la voir jouer dans Ne m’appelez jamais Nègre de son compatriote Julius Amédée Laou et L’Ecole de la médisance de l’Anglais Scheridan.

                   Ce n’était pas de la triche, car dans la famille des Zobda tous les autres frères et soeurs sont aussi des artistes. _ Adolescente, France Zobda s’oriente vers la danse classique, le piano et pratique beaucoup de sport, notamment l’athlétisme, le judo et la voile.
      La première rupture, elle l’opère après son baccalauréat. Il lui fallait quitter la Martinique, afin de poursuivre ses études supérieures en France :"Je n’avais pas le choix", dit l’actrice. Mais ici ce sont les températures très basses, en hiver.

  • Commentaires

    1
    mxlle niniss
    Mercredi 27 Mars 2013 à 00:51
    c tres tres bien
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