• La Martinique réclame plus d'autonomie.

     

     

     

                                À la veille d’une visite présidentielle dans l’île, les élus martiniquais se sont majoritairement prononcés pour une évolution statutaire et plus particulièrement plus d'autonomie.

                               Réunis en congrès, les élus départementaux et régionaux de Martinique se sont prononcés, à une large majorité, vendredi, pour le report des élections régionales de 2010 dans l’île. Un changement de calendrier qui doit permettre, selon leurs voeux, l’organisation d’une consultation des Martiniquais sur « l’accès à l’autonomie » de l’ex-colonie. Seulement la droite et le Parti progressiste martiniquais (PPM) ont affiché leur hostilité à ce processus, qui doit aboutir, plaident les forces autonomistes, à une évolution institutionnelle dans le cadre de l’article 74 de la Constitution sur le statut des collectivités d’outre-mer.

                                En décembre 2008, déjà, les élus martiniquais avaient voté une résolution prônant la création d’une « collectivité unique dotée d’une assemblée délibérante unique, (…) élue dans le cadre d’une circonscription unique ». Une collectivité qui disposerait, ajoutent-ils aujourd’hui, de « compétences supplémentaires propres » et de « compétences partagées avec l’État » dans des domaines de l’économie, des transports, du logement, de la fiscalité et de la coopération régionale et internationale. « Il est temps que ces politiques ne soient plus arrêtées par le seul pouvoir central, et plaquées de manière systématique, sans tenir compte de nos réalités », a fait valoir Alfred Marie-Jeanne, président (MIM, Mouvement pour l’indépendance de la Martinique) du conseil régional. Même argumentation pour Claude Lise, président (RDM, Rassemblement démocratique de la Martinique) du conseil général, qui a insisté sur « la question des compétences à domicilier localement pour répondre plus efficacement aux besoins et aux aspirations des Martiniquais et pour ouvrir de réelles perspectives d’avenir ».

                               La balle est désormais dans le camp de l’Élysée, puisque seul le président de la République peut convoquer les électeurs martiniquais pour une consultation sur l’évolution statutaire de l’île. Nicolas Sarkozy devrait se prononcer sur ce dossier à l’occasion d’une visite aux Antilles, en fin de semaine. Un séjour éclair, lors duquel il devrait privilégier les rencontres avec le patronat local, après le mouvement social qui a secoué les îles en janvier, février et mars.

                               En Guadeloupe, les syndicats membres du collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP) appellent, dès aujourd’hui, à une « semaine de mobilisation », avec une grève de vingt-quatre heures reconductible, pour exiger l’application à toutes les entreprises de l’accord Jacques-Bino sur les salaires, dont le MEDEF, appuyé par le gouvernement, continue de contester la légitimité.

     


  • Commentaires

    1
    SoAz Koukoutic
    Jeudi 25 Juin 2009 à 10:28
    Ah pur?ils ont peut ?e le soleil et la joie de vivre mais pas facile depuis un moment de vivre l?as ... Et j'ai bien l'impression que ce n'est pas pr?de changer voire se d?ader car les gr?s font h?ter les touristes et sans le tourisme que sont ces ?s ??? cruel dilemme pour eux. De tout coeur ...
    La bigoud?
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