• La porte de Roissy reste fermée aux Antilles!

     

                      La connexion directe entre Roissy et les Antilles, promise par Yves Jégo en mai dernier, ne se fera pas de sitôt. Un coup dur pour les professionnels du tourisme qui comptaient sur cette ouverture pour relancer une activité déjà en crise.


    <paragraphe>                        Les professionnels antillais du tourisme peuvent faire une croix sur Roissy. Dans un courrier adressé il y a quelques jours au député Alfred Almont, Dominique Bussereau, le secrétaire d'État chargé des Transports, annonce que « la mise en place de vols au départ de Paris-Charles de Gaulle n'est pas envisageable à court terme, dans la conjoncture actuelle, car ces rotations s'avèrent plus difficiles à rentabiliser » . Il fait néanmoins savoir que « des progrès sont envisageables avec l'ouverture de nouvelles correspondances au départ de Paris-Orly, pour la prochaine saison » .</paragraphe>

     

                           <paragraphe>Reste que cette perspective ne suffit pas à apaiser les inquiétudes des professionnels. « Je suis très déçu et exaspéré » , lâche Patrice Fabre, PDG du groupe hôtelier Karibéa présent en Martinique et en Guadeloupe. « La question du désenclavement est un vrai souci. Aujourd'hui, Orly ne mène nulle part. Le vrai hub français c'est Roissy » , râle-t-il. « Que ce soit au départ de la province ou des autres pays d'Europe, c'est une vraie expédition aujourd'hui de venir aux Antilles ! » .</paragraphe>
    <paragraphe>Son exaspération est d'autant plus acerbe que lors de sa venue en Martinique après la grève, Yves Jégo, alors secrétaire d'État à l'Outre-mer, avait annoncé que dès septembre et dans le cadre de la mise en place des billets de continuité territoriale, « les avions à destination des Antilles partiraient de Roissy, et non d'Orly » . </paragraphe>

     
    <paragraphe>                              Par ailleurs, une table ronde avait réuni fin mai à Paris les professionnels du tourisme de Martinique et de Guadeloupe, ainsi que la direction de l'Aviation civile et le secrétaire d'État aux Transports. À cette occasion, tous avaient convenu de la nécessité « de donner une nouvelle impulsion au tourisme européen aux Antilles » comme l'a formulé Dominique Bussereau. Une nouvelle impulsion qui ne transitera vraisemblablement pas par Roissy.</paragraphe>
    <paragraphe>Malgré tout, le député Alfred Almont, qui porte le « dossier Roissy » depuis plusieurs mois, se réjouit de la tenue de cette table ronde et de l'intérêt qu'y porte Dominique Bussereau : « Le secrétaire d'État n'exclut pas d'y revenir dès le début d'année prochaine et d'organiser une nouvelle table ronde » .</paragraphe>


               <paragraphe>En attendant « les hôtels ferment dans l'indifférence générale » , observe le directeur d'un hôtel.</paragraphe>



  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter