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                                  Le manicou est un opossum à peu près aussi gros qu'un chat. Sa queue mince et lisse peut atteindre la même taille que le corps proprement dit (50 cm). Il pèse entre 500 et 1500 grammes.
    Ses gros yeux sont habitués à l'obscurité.
    Il possède des crocs acérés, ses prémolaires sont coupantes et ses molaires broyeuses. Sa bouche est remplie de 50 dents.
    Les poils ou vibrisses de son museau sont très sensibles et font office d'organe tactile.
    Les quatre pieds du manicou ont des pouces inversés.

     

           *  Répartition 

     

             Le manicou se rencontre dans les Antilles et entre autre en Martinique, en Amérique centrale et en Amérique du sud, du sud du Mexique jusqu'en Bolivie. Le manicou réside dans les forêts primaires et secondaires et les savanes mais aussi sur des terres agricoles. De temps en temps, certains manicous égarés se retrouvent dans les villes.

     

     

               *  Mode de vie et Alimentation

     

                 Le manicou est un animal nocturne, il passe la majeure partie du jour à dormir dans des arbres creux, la tête placée en dessous du reste de son corps. À l'aurore, il descent au sol chercher sa nourriture.
    Le manicou mange des fruits ( des mangues
    , par exemple), des vers, des grenouilles, des insectes et parfois aussi des oiseaux et des œufs.
    Il se déplace très lentement, ce qui a parfois comme conséquence la collision avec des voitures sur les routes, donc la mort.
    Lorsqu'il se sent en danger, il émet une odeur désagréable et si le danger se rapproche, il s'évanouit pour destabiliser l'adversaire.
    Le domaine vital du manicou est très grand : entre 20 et 140 hectares selon les individus. Le territoire n'est pas exclusif, c'est à dire que certaines étendues sont partagées entre plusieurs animaux.

     

     

             *  Reproduction et développement

     

               Jusqu'à trois fois par an, la femelle met au monde 5 à 9 petits, après une gestation de 2 semaines passées dans un nid de feuillages. Les nouveaux-nés sont ensuite portés dans la poche ventrale (ou marsupium) de la mère pendant 60 à 70 jours car ils sont très faibles et ne pèsent que 0,2 grammes. À la fin de cette période, ils pèsent 50 grammes. Ils passeront encore 8 à 12 jours dans un nid rudimentaire. Après quoi, pesant entre 80 et 120 grammes, les petits quittent leur mère.
    La longévité en milieu naturel est estimée à 2 ans et demi.
    Le mâle vit seul.

     

              *  Relations avec les humains

     

                Dans les Antilles, on mange volontiers du manicou. Il est chassé pendant la nuit avec une lampe torche. Cela aveugle l'animal, ce qui permet de le capturer plus facilement.
    Cependant, depuis le 17 février 1989, le manicou est un animal protégé par la loi française, car menacé de disparition.

     

                *  Nom

    Son nom, qui peut aussi s'écrire manikou vient probablement d'une langue amérindienne.

     


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                         Je vous présente ce soir,un animal typique des îles,l'anoli dit zandoli en créole.Voici ses caractéristiques :

     

    PRESENTATION :

                L'anoli (anolis mormoratus)est un petit lézard de la famille des iguanidés,atteignant une dizaine de centimètres à une douzaine de centimètres à l'âge adulte,le mâle est vert, la femelle grise , il est capable de modifier sa coloration . Il se retrouve partout, y compris dans les habitations où il ne dédaigne pas chasser les insectes,attirés par la lumière des ampoules.Il se nourrit également de fruits lorsque l'occasion se présente.

           L'anoli se plaît à se poser sur les fleurs de manguier dont il semble apprécier particulièrement le nectar.Il allonge sa membrane jugulaire en faisant vibrer sa tête lorsqu'il cherche à intimider.Il a les pattes dotées de coussinets adhésifs et terminées de longues griffes qui lui permettent d'évoluer dans de multiples positions.

     

    Reproduction:

         La femelle anoli pond deux à quatre oeufs en terrain humide, généralement abandonnés sous un tapis de feuilles mortes, légèrement enfouis dans l'humus, ou dans des enfractuosités sous des pots de fleurs. Les petits naissent 6 à 10 semaines après la ponte, en fonction de la température ambiante.

                                                          
                                                           La femelle
     
     
    Quelques proverbes créoles sur l'anoli :

    Zandoli sav ki pyé-bwa i ka monté (Guadeloupe) : L'annoli sait sur quel arbre il grimpe

    Zafè zandoli pa zafè Kompè Lapin : Les affaires d'anolis ne regardent pas Compère Lapin
    (version martiniquaise du proverbe guadeloupéen : "Zafè a kabrit pa zafè a lapin" ou de "Zafè kabrit pa zafè mouton")

    Zandoli ka fouté fanm li silon lajè lanmin'y : l'anoli donne une raclée à sa femme selon la largeur de sa main

    Zandoli tayé, mabouya kout :  l'anoli est bien taillé et le mabouya est petit

     

     

               Sources   :   guadeloupe-fr.com

                               caraïbes.com


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                           Née en Martinique où elle a vécu jusqu’à l’âge de 17 ans, France Zobda est une femme engagée.
     Elle découvre tardivement le théâtre qui lui ouvre ensuite des perspectives au cinéma. Enfant déjà, elle adorait imiter les gestes lents de son père, artiste-peintre. "Je mimais, et reprenais les choses sous forme de dialogues ou de monologues", confie-t-elle.



                   Artistes de père en fille


     

     

                    Une Antillaise à Paris 


                  A Orléans, où elle est inscrite au département anglais, c’est surtout autre chose qui la tenaille :"Les gens étaient très froids. Impossible de communiquer intuitivement avec les personnes. Comme Antillaise, j’étais aussi différente."

    Ayant remarqué cet état de fait, elle aura du mal à aller à la rencontre des autres. Ce qui ne l’empêche pas de se battre pour trouver ses repères.

     

                   Premier rôle au cinéma


              Ses études achevées, avec un doctorat en anglais et un Dut en gestion et administration des entreprises, France Zobda se lance dans la vie active comme interprète et traductrice. Mais elle a envie de faire autre chose.

    Le déclic qui va changer sa vie vient alors qu’elle travaillait pour une société de production de films, comme comptable et chargée de marketing. Maîtrisant l’anglais, elle se voit proposer son premier rôle majeur dans un film de John Guillermin, Sheena, reine de la jungle.

     

                     Premier succès


                  La suite, on la connaît : France Zobda éblouit par ses yeux ! Elle est belle. Elle se révèle au grand public lorsqu’elle incarne dans Les Caprices d’un fleuve de Bernard Giraudeau le rôle d’une fascinante femme métisse, dont le héros principal est éperdument épris et qui évolue dans une singulière atmosphère envoûtante et mystérieuse.
    A l’image de ce personnage plein de charme, France Zobda déploie son talent.

     

                  Sur les planches


                  Aujourd’hui France Zobda consacre l’essentiel de son temps au cinéma et au théâtre : " La comptabilité m’ennuyait. J’ai découvert que ma vie n’était pas faite pour cet espace ", confie-t-elle avec bonheur.
       "J’ai besoin de rencontrer des gens, de discuter, de parler des problèmes de nous autres issus des Antilles et des peuples jadis colonisés, qui n’avons toujours pas l’écoute qu’il nous faut. Et ça, il m’était difficile de l’exprimer en restant derrière un ordinateur, statique."

     France Zobda a joué dans près d’une quarantaine de films, dont Adieu foulards de Christian Lara, Sauve toi, Lola de Michel Drach, Que la mort nous sépare de Philippe Gallardy, Tel père tel fils de Bernard Dumont, et dernièrement dans SOS 18,sur France 3,où elle incarne une femme médecin sapeur pompier.

                                                            

    Le théâtre ne lui est pas inconnu non plus. C’est ainsi qu’on a pu la voir jouer dans Ne m’appelez jamais Nègre de son compatriote Julius Amédée Laou et L’Ecole de la médisance de l’Anglais Scheridan.

                   Ce n’était pas de la triche, car dans la famille des Zobda tous les autres frères et soeurs sont aussi des artistes. _ Adolescente, France Zobda s’oriente vers la danse classique, le piano et pratique beaucoup de sport, notamment l’athlétisme, le judo et la voile.
      La première rupture, elle l’opère après son baccalauréat. Il lui fallait quitter la Martinique, afin de poursuivre ses études supérieures en France :"Je n’avais pas le choix", dit l’actrice. Mais ici ce sont les températures très basses, en hiver.

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                                                                    Douceur des îles

     
     
                                           Caramel est ta peau,belle métisse,
                                            Teintes de miel,odeurs d'épices.
                                              Tu danses un carnaval endiablé,
                                              Froufrous de soie,gorge dorée.
     
           
                                             Chocolat est ta lèvre,jolie fleur,
                                              Goût de candi,tendre chaleur.
                                                Tu chantes soir et matin,
                                              Voix angélique,sourire câlin.
     
     
                                   Café sont tes cheveux,belle métisse,
                                       Douceur satin,couleur réglisse.
                                          Tu m'invites dans ta maison,
                                         Chaude nuit,exquises émotions.
     
     
                                       Papaye est ton coeur,jolie fleur,
                                       Nectar d'amour,folles saveurs.
                                             Mon âme tu as ensorcelée,
                                       Frissons,délices,bonheur sucré.
     
                                             (Yvon Carmier) 

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      L'écrivain Joseph Zobel est mort .

    L'auteur martiniquais de "La Rue cases-nègres" est décédé dans le Gard, où il avait pris sa retraite depuis trente ans.

    L 'écrivain martiniquais Joseph Zobel, auteur notamment du roman "La Rue cases-nègres", est mort samedi à l'âge de 91 ans à l'hôpital d'Alès, dans le Gard où il avait pris sa retraite voici plus de trente ans, a-t-on appris dimanche 18 juin auprès d'un de ses proches.
    Né le 26 avril 1915 dans le Sud de la Martinique à Rivière-Salée, Joseph Zobel, issu d'une famille très modeste, poursuit de brillantes études jusqu'au baccalauréat.
    Cependant, la Seconde Guerre mondiale, qui isole l'île de la métropole, l'oblige toutefois à renoncer à ses projets à Paris et il se lance alors dans la rédaction de quelques nouvelles sur la vie du monde rural martiniquais, qui suscitent l'enthousiasme du public local. Aimé Césaire lui-même, qui figure parmi ses lecteurs, l'encourage à écrire un roman.



    Ton critique

    Son premier roman sera "Diab'-là". Il décrit l'émancipation d'un paysan sur un ton très critique pour l'ordre colonial et ne sera publié qu'en 1947.

        
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    Avec le ralliement de La Martinique à la France Libre en 1943,il est recruté comme attaché de presse du nouveau gouverneur puis en 1946, il rejoint Paris pour y suivre des cours de littérature, d'art dramatique et d'ethnologie à la Sorbonne. Il est parallèlement professeur dans un lycée de Fontainebleau, où il s'installe avec son épouse et ses trois enfants dès 1947. Il découvre à cette époque-là la France rurale et en particulier le Gard.



    Homme des médias

    "La Rue cases-nègres", publié pour la première fois en 1950, reçoit le Prix de La Gazette des Lecteurs et connaît un grand succès, renouvelé plus tard avec le film éponyme qui obtient le Lion d'Argent à la Mostra de Venise en 1982.
    Joseph Zobel profite de ses nombreuses relations parmi les Africains de Paris, dont Léopold Sédar Senghor, et part en 1957 au Sénégal où il occupe différents postes de direction dans des établissements scolaires, avant de devenir producteur d'émissions éducatives et culturelles à la Radio du Sénégal, dont il crée le service culturel. Les émissions de Joseph Zobel seront écoutées dans toute l'Afrique Occidentale Francophone.
    Quelques anecdotes de sa vie dakaroise sont relatées dans les recueils "Mas Badara (1983)" et "Et si la mer n'était pas bleue (1982)".



    Grand Prix du Salon international du livre

    Joseph Zobel s'installe à Générargues, après son départ en retraite en 1974, , près du village d'Anduze (Gard), où il poursuit son travail d'écriture et pratique l'art floral japonais et le dessin.
    Outre ses romans et recueils de nouvelles, il a également publié plusieurs ouvrages de poésie, jusqu'en 2002, année où il a reçu le Grand Prix du Salon international du livre insulaire d'Ouessant pour l'ensemble de son œuvre.


     
     

    DIAB'LA - roman - Nouvelles Editions Latines - Paris

    LA RUE CASES NÈGRES - roman - Editions Présence Africaine - Paris

    LE SOLEIL PARTAGE - nouvelles - Editions Présence Africaine - Paris

    INCANTATION POUR UN RETOUR AU PAYS NATAL - poèmes - épuisé

    LAGHIA DE LA MORT - nouvelles - Editions Présence Africaine - Paris

    LES MAINS PLEINES D'OISEAUX - roman - Nouvelles Editions Latines - Paris

    MAS BADARA - nouvelles - Nouvelles Editions Latines - Paris

    QUAND LA NEIGE AURA FONDU - roman - Nouvelles Editions Latines - Paris

    POÈMES DE MOI-MÊME - Poèmes

    ET SI LA MER N'ETAIT PAS BLEUE - nouvelles - Editions l'Harmattan - Paris

    D'AMOUR ET DE SILENCE - Livre d'art- Editions Prosveta - Fréjus, France

    LE SOLEIL M'A DIT… - Œuvre poétique - Editions Ibis Rouge - Paris 2003

    GERTAL et autres nouvelles - Nouvelles - Editions Ibis Rouge - Paris 2003 



                Bibliographie

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