La Martinique et la Guadeloupe sont en état de catastrophe écologique avérée. Au moment où le chlordécone déchaine les passions, je vais tenter de vous éclairer complétement sur l'affaire du PARAQUAT .
* Définition du Paraquat :
Des députés d’outre-mer demandent une commission d’enquête sur le paraquat, un herbicide particulièrement dangereux pour la santé des hommes.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) le désigne comme " l’un des produits chimiques les plus dangereux au monde ". Il est déjà interdit dans sept pays et la Banque mondiale envisage d’interdire son utilisation dans les exploitations agricoles qu’elle finance en Amérique centrale !
Et, pourtant, aux Antilles françaises, le paraquat, ce puissant herbicide, est toujours allégrement utilisé dans les bananeraies et pour les autres productions fruitières. Alors, après la présentation du plan national santé environnement (PNSE), la semaine dernière, par le gouvernement et la dégradation constante de la situation environnementale dans les départements d’outre-mer, Philippe Edmond-Mariette, député de la Martinique, a décidé de mettre l’Assemblée nationale devant ses responsabilités en demandant la création d’une commission d’enquête consacrée à l’utilisation des produits phytosanitaires aux Antilles.
Toutes tendances politiques confondues, il a déjà été rejoint par six députés. Pourtant la proposition de résolution n 1 288 a peu de chance d’aboutir. En effet, alors que des scientifiques du monde entier plaidaient pour l’interdiction totale du paraquat, la France a soutenu l’opinion inverse en décembre dernier devant la Commission européenne. " Au mépris de tout principe de précaution et de prévention, le gouvernement français a obtenu de l’Union européenne qu’elle l’inscrive sur la nouvelle liste des pesticides autorisés dans l’UE. En France, le paraquat sera-t-il utilisé seulement dans les DOM ? " s’interroge Philippe Edmond-Mariette.
Les syndicats de travailleurs agricoles ont fait également campagne durant plusieurs années en vue d’interdire le paraquat, responsable en grande partie des décès attribuables chaque année aux pesticides. Absorbé par la peau ou les poumons ou ingéré, ses effets sont irréversibles. Il n’existe aucun antidote connu à l’empoisonnement par le paraquat. Produit par la société helvète Syngenta, numéro un mondial des herbicides, le paraquat est aujourd’hui encore vendu dans plus d’une centaine de pays. L’industriel suisse se défend de toute dangerosité de son produit, en invoquant le manque de respect des conditions d’utilisation du paraquat pour expliquer les accidents. La firme incrimine, notamment, le manque de protection des parties du corps. Seulement voilà, aux Antilles comme à la Réunion ou en Guyane, dans les plantations de bananes, de café, d’ananas, il fait chaud et les équipements de protection disponibles ne sont pas forcément adaptés.
Le député martiniquais n’a pas l’intention d’attendre un nouveau bilan sanitaire catastrophique pour envisager l’interdiction de ce produit et demande, comme pour le Gaucho ou le Régent, que le principe de précaution soit appliqué et que l’interdiction du paraquat soit prononcée : " Il est temps que toute la lumière soit faite sur les conséquences environnementales, ainsi que sur la santé des populations, de l’utilisation des produits phytosanitaires dans les départements d’outre-mer ! Ce sont l’avenir de nos enfants, de notre agriculture, de notre flore, et de notre faune, qui sont en jeu ! "
- Atteintes pulmonaires chroniques
* Lésions des ongles :
- De la décoloration jusqu' à la chute.
* Lésions cutanées :
- Lésions corrosives cutanées (érythèmes, dermatoses bulleuses, brûlures graves), dermatite, avec risque de pénétration dans l'organisme et d'intoxication générale.


Les dirigeants de la Société SYNGENTA posant fièrement devant la presse,alors que pour les plus chanceux des milliers d'ouvriers et de consommateurs ayant été en contact prolongé avec le Paraquat,c'est la mort qui les guette!!!