La Martinique et la Guadeloupe ne devraient pas connaître de bouleversement politique majeurs tandis qu'en Guyane, la majorité sortante est en situation défavorable.
En Guyane, le premier tour a été marqué par les bons résultats des candidats soutenus par Guyane 73, le jeune mouvement politique présidé par Rodolphe Alexandre (DVG), élu en 2010 à la présidence de la région Guyane avec le soutien de l'UMP. Deux ont été élus, quatre sont en ballottage.
Plusieurs des candidats ont largement dépassé la barre de 50% mais n'ont pas réussi à atteindre les 25% d'inscrits nécessaires pour être déclarés élus, en raison de l'abstention (50,99%).
Aucun changement notable en Guadeloupe, où quatre seulement des 19 cantons renouvelables ont été pourvus.
Cas particulier au Moule, où les sortants PS et DVG sont largement devancés, à la suite de l'offensive gagnante du maire de la ville, la députée en rupture d'UMP Gabrielle Louis-Carabin, alliée du député PS Victorin Lurel à la région.
En Martinique comme en Guadeloupe, seuls 4 des 23 cantons renouvelables ont eu un élu dès le premier tour. Il s'agit à chaque fois d'un sortant, membre ou proche de la majorité de gauche de l'actuel président Claude Lise (RDM). La participation (35,50%) a reculé de plus de 15 points par rapport aux cantonales de 2004, faisant rater là aussi leur réélection à plusieurs conseillers.