Les pluies abondantes qui ont noyé le carême dans les Petites Antilles ont provoqué de gros dégâts dans les cultures. La canne et le melon pourraient payer ces pluies très cher.
Alors qu'en Martinique, il est tombé 4 fois plus d'eau en mars et avril que la moyenne saisonnière et presque deux fois plus en Guadeloupe, les agriculteurs s'inquiètent sérieusement des conséquences de ce carême si humide.En Martinique, la moitié de la canne à peine avait été récoltée fin avril et la richesse en sucre est particulièrement basse compte tenu du manque de soleil.En Guadeloupe, la richesse est environ 30% inférieure à une année normale, or c'est ce qui détermine en grande partie les revenus des planteurs. Dans le secteur du maraichage, les melons sont particulièrement touchés par ces pluies trop abondantes.
Les exportateurs qui sont censés fournir des fruits de contre-saison n'ont pas pu faire de récoltes pendant plusieurs jours et des tonnes de melons ont pourri sur pied.Idem pour les courgettes ou les pastèques.Ces calamités pourraient même être à double détente car l'absence de saison sèche risque d'accélérer le développement de certains champignons en particulier sur les tomates.